D'ordinaire, les humains décrivent les choses, objets et situations. Inversons les tendances et les rôles: la cabane du ski-club Montanin, se découvre pour vous.

Présentation.

Je suis la cabane du ski-club Montanin de Montana-Village et j'en suis fière. A la base de ma conception, un comité de construction: son président Alexandre Rey, épaulé à la vice-présidence par Roland Cordonier. La paperasse et les problèmes administratifs ont été maîtrisés par Denis Cordonier. Mon esthétique a été conçue d'un commun accord avec les membres de mon ski-club, par Pierre-Louis Mudry. La surveillance de mon chantier a été confiée à Michel Cordonier, mon père géniteur, si je puis m'exprimer ainsi.
Mes fondations reposent au lieu-dit «Le Plian dés Artaiailes» au sommet du «Clavan», ceci pour les initiés. De la première discussion au terme de mon achèvement, cinq années se sont écoulées. Je peux vous dire que je n'ai vraiment pas vu le temps passer. Quand je pense à tous les problèmes de détails: autorisations, mises à l'enquête, etc... Je comprends mieux ce délai.

Découvrez-moi!


Je m'impose sur deux étages. Au rez-de-chaussée, un réfectoire accueille une septantaine de convives. Je dispose d'une cuisine très bien équipée, d'un local à skis, de toilettes et d'une très bonne cave (avis aux amateurs!) Au premier étage, un sommeil de tout repos vous est assuré par cinq dortoirs, totalisant 56 lits. Pour votre hygiène, je vous propose deux W.C. et des douches.

Je suis ravitaillée en eau par un réservoir de 150'000 litres. 940 mètres de fouilles ont été nécessaires pour amener l'électricité depuis Corbyre. Pendant toute ma construction, un «carnet de bord» tenait tous les membres au courant de l'avancement des travaux.

Le dimanche 11 novembre 1973, je pouvais ergoter. Mes membres étaient présents pour me pouponner, me lustrer et s'occuper de l'aménagement extérieur. J'ai dû attendre le samedi 9 septembre 1974 pour qu'Alexandre, mon président, convoque les membres et amis du ski-club pour ma bénédiction. Je n'avais jamais réalisé jusque là que 130 travailleurs bénévoles avaient sacrifié des milliers d'heures de loisirs pour ma réalisation. Je ne les remercierai jamais assez. Je ne pensais pas qu'un petit village comme Montana puisse compter autant de travailleurs d'horizons divers: maçons, peintres, électriciens et j'en passe.

Hôtes prestigieux

Le jour de ma bénédiction, j'ai compris que le «Montanin» n'était pas né de la dernière pluie. Il vit le jour le 9 novembre 1962; il comptait alors 52 membres. Depuis, il n'a cessé de se développer. Mais rassurez-vous, chaque membre, à l'occasion, me fait l'honneur de sa visite. Je ne vous parlerai pas des célébrités du Haut-Plateau qui sont venues se reposer dans mon «antre». Je leur ai offert le gîte et le couvert. Mais ne comptez pas sur moi pour vous dévoiler leurs noms... je suis discrète, moi!

Pierre-Alain Cordonier

 

Autres informations